La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs, en navigant sur ce site vous certifiez être majeur. |

La cuvée Quercus, éloge d'exception de l'ère romaine

Pierre Legranger, maître de chai et viticulteur du Domaine de la Royère depuis deux ans à Oppède dans la Vallée du Rhône, a choisi de nous livrer les secrets de l'emblématique cuvée Quercus qui a vu le jour il y a quinze ans. Il s'agit d'une cuvée d'exception travaillée en appellation Lubéron sur les cépages Syrah, Grenache, Mourvèdre et Carignan et élévée intégralement en fûts de chêne d'où le nom Quercus qui signifie chêne en latin.

Elle n'est produite qu'en très petite quantité (entre 2000 et 3000 bouteilles au grand maximum) et uniquement sur les années les plus exceptionnelles (2003, 2007, 2015 et 2016). Voilà pourquoi, vous ne pourrez la retrouver qu'à la carte de certains restaurants et en vente directe à la propriété uniquement.

Issue d'une parcelle de vieilles vignes sur sols argilo-calcaires que le domaine vinifiait déjà, les vignerons se sont aperçus que le vin produit était d'une qualité exceptionnelle qui répondait bien au-delà de leurs espérances. Il a donc été décidé de pousser le travail de qualité encore plus loin pour sortir un vin fin, une cuvée mémorable pour marquer les meilleurs moments d'une vie : Quercus ! Et sa vinification et son élevage nécessitent une grande assiduité et une surveillance accrue à toute heure du jour et souvent de la nuit mais Pierre sait veiller au grain (sans mauvais jeu de mot) et que le vin le lui rendra bien. Surtout qu'il reste le premier privilégié à en goûter et percevoir toutes les nuances. La tâche est presque comparable au fait de veiller sur un enfant endormi qui peut apporter autant d'effort que de réconfort.

Et de la vie, il en a coulé sur le domaine et sur les terres alentour, vestiges de l'ère romaine... Même Pierre Legranger qui n'est arrivé que dernièrement, a contribué à une découverte hors du commun pendant qu'il travaillait sur la parcelle de carignan : au creux de la terre, une dalle qui, une fois retournée, laissait découvrir un aqueduc gallo-romain chargé d'histoire. Pas de doute que ceux qui ne connaissent pas encore le domaine vont aller faire les curieux, pas de souci, c'est bien évidemment compris dans la visite. Il faut dire que la région regorge de ses vestiges dont les fouilles ont été abandonnées, à l'image de l'église accolée à leurs parcelles qui cache en ses sous-sols des piliers de marbre rose datant de la même époque ! Avides d'oenotourisme, vous savez dès maintenant où aller cet été !

Pour retrouver l'article : https://bit.ly/2NpFjuw